Ourasi

Ourasi
On pourrait l'appeler Dieu Ourasi.

La simple évocation du nom d'Ourasi fait jaillir des milliers d'étoiles dans les yeux des amoureux des courses ayant eu tout simplement la chance de le connaître.

86 courses pour 58 victoires dont 22 consécutives acquises de janvier 1986 à juin 1987, ce cheval du siècle dernier restera sans nul doute le plus grand et le plus charismatique trotteur de l'Histoire des Courses.

Trotteur difficile à ses débuts (il casse un sulky lors de son débourrage), très caractériel, il est qualifié difficilement à ses débuts.
Passant dans les mains de Jean-René Gougeon dès sa première année de course, ce dernier s'étonne du désintéressement du cheval avant chaque épreuve. Ourasi ne démontre rien que ce soit à l'entrainement ou aux heats, ce qui lui vaudra plus tard le surnom de "Roi fainéant". Jamais "le Pape de Vincennes" n'aura vu tel cheval, aussi amorphe.
C'est à l'âge de cinq ans qu'il passe sous l'entrainement de Jean-René Gougeon, dès lors, le cheval explosa.. pour un résultat que tout turfiste connait.

Au vu de son palmarès, il est aisé de dire que le roi des trotteurs, c'est lui. Et lui seul. Les autres cracks peupleront la légende, lui la fera vivre au rythme du souvenir et des images.

Il restera célèbre pour être le recordman du nombre de victoires dans le Prix d'Amérique avec quatre réalisations, il détient également le record du nombre de victoires dans le Prix de France avec trois victoires.

Ourasi restera également ce trotteur ayant effectué l'exploit unique d'avoir conclut sa carrière de courses en remportant pour la quatrième fois le Prix d'Amérique et en assortissant cette performance monumentale d'un nouveau record de la distance et de l'épreuve.
Pour l'anecdote, on se rappellera que c'est le frère de son compagnon Jean-René Gougeon, Michel-Marcel qui l'a mené brillamment à la victoire, le "Pape" ayant des soucis de santé, dut suivre l'ultime récital de son crack dans les tribunes de Vincennes..

Il détient de nombreuses grandes victoires sur le territoire français et confirme toute sa classe et tout son talent à l'étranger en remportant le GP d'Oslo, l'Elite Rennen et en terminant notamment à la seconde place du fameux March Of Dimes 1988, à Philadelphie, aux Etats-Unis, devant la star de tout un peuple, une idole estimée invincible, le roi Mack Lobell, en un exceptionnel temps de 1'11"5, proche du record du monde. Cette course, crée spécialement pour marquer l'affrontement entre les deux titans, restera parmi l'une de ses plus grandes.

Palmarès:
4 Prix d'Amérique (record)
3 Prix de France (record)
Prix de Paris
4 Critérium de Vitesse de la Côte d'Azur
4 Prix de l'Atlantique
2 Prix René Ballière
GP du Sud-Ouest
3 Prix d'Europe
Prix de Sélection
Prix de l'Etoile
Critérium des 5 ans
Critérium des Jeunes
GP d'Aby (SUE)
GP d'Oslo (NOR)
Elite Rennen (ALL)
GP d'Hamburg (ALL)
Prix de Croix
4 Prix de Belgique
3 Prix de Bourgogne
3 Prix du Bourbonnais
Prix de Bretagne
# Posté le mardi 17 janvier 2006 03:42
Modifié le dimanche 13 avril 2008 13:56

Idéal du Gazeau

Idéal du Gazeau
Ce formidable petit cheval noir (1m56), acheté 15 000 francs par Eugène Lefêvre, aux origines obscures et à l'apparence banale affirma sa supériorité dans presque tous les pays où existent des courses de trot en battant de nombreux records de vitesse.

Appelé affectueusement "Petit Bonhomme" en raison de sa minuscule taille, Idéal du Gazeau figure parmi l'un des trotteurs français les plus titrés de tous les temps.

Il fut à la fin de sa carrière, le trotteur français le plus riche, ne subit aucune disqualification et sa plus mauvaise performance restera une huitième place lors d'un Prix d'Amérique.

Idéal du Gazeau reste le trotteur français ayant glané le plus de titres à l'étranger. Après ses nombreuses victoires acquises sur les pistes suédoises, américaines, italiennes, danoises, ou encore allemandes, ce fut probablement davantage un spécialiste de pistes plates que de la piste de Vincennes.

Ses accélérations époustouflantes, ses sprints s'essoufflant sur plus de 2000 mètres resteront gravés dans les mémoires.

Cheval très précoce, il fut le numéro un de sa génération en remportant la bagatelle de quatre critériums durant sa jeunesse (Critérium des Jeunes, 4 ans, Continental, 5 ans).

C'est malheureusement hors de nos frontières qu'il effectuera sa carrière d'étalon puisqu'il part effectuer la monte en Suède à la fin de sa carrière en donnant quelques sujets de valeur tels His Majesty et Lovely Godiva.

Palmarès:

2 Prix d'Amérique
Prix de Paris
Prix René Ballière
Prix de l'Atlantique
Critérium de Vitesse de la Côte d'Azur
Critérium des Jeunes
Critérium des 4 ans
Critérium Continental
Critérium des 5 ans
Prix de l'Etoile
3 GP du Sud-Ouest
Prix d'Europe
2 Elitloppet (SUE)
2 GP d'Aby (SUE)
3 International Trot (USA)
2 Challenge Cup (USA)
2 Campionato Europeo (ITA)
2 GP des Nations (ITA)
GP Costa Azzurra (ITA)
Elite Rennen (ALL)
Grosser Preis Von Bayern (ALL)
2 Copenhagen Cup (DAN)
Prix des Géants (PB)
Finlandia Ajo (FIN)
3 Grand Circuit Européen
# Posté le mardi 17 janvier 2006 03:48
Modifié le mercredi 30 avril 2008 07:28

Bellino II

Bellino II
Bellino II est né en Haute-Savoie d'où son surnom "Le Géant Savoyard" et restera l'un des plus grands trotteurs français.

Surnommé encore le "Rouleau compresseur", il n'avait pas de signe particulier, hormis son bonnet rouge et le seul fait de pouvoir aller plus vite que les autres et plus longtemps. D'ailleurs, dans le milieu hippique, un dicton disait à son sujet: "Avec Bellino, il n'y a pas photo."

Drivé par le fameux Jean-René Gougeon et monté par René Fabre, il remporta trois Prix d'Amérique consécutifs en 1975-1976-1977 et reste le seul à réaliser par deux fois le doublé Cornulier-Amérique.

Il restera l'archétype du trotteur complet, aussi bon au trot attelé qu'au monté, capable de gagner de 1609m à plus de 4000 mètres.

Bellino II ne payait pourtant pas de mine étant bébé. Poulain maigre et dégingandé, il fut surnommé "le désossé". Un peu désabusé, son éleveur pensa même le vendre, voyant mal ce qu'il pouvait faire d'un tel cheval.. Il se qualifia même après plusieurs tentatives.

Cet ogre se révèle tout d'abord au trot monté. Ainsi, dans sa jeunesse, il s'offre le rare triplé Prix de Vincennes-Prix du Président de la République-Prix de Normandie.

Sa troisième victoire consécutive dans le Prix d'Amérique restera une victoire d'anthologie. Parti sur la mauvaise jambe, il perd 25 mètres et se retrouve en dernière position. C'est sans compter sur son courage, son mental et sa force physique à toute épreuve qu'il recolle tout d'abord au peloton et effectue ensuite l'essentiel de son parcours en épaisseur, au large, complètement nez au vent, prenant la mesure de ses adversaires dans le dernier tournant et résistant jusqu'au poteau. Il remporte ainsi son dernier Prix d'Amérique à l'âge de 10 ans, ce qui est rarissime.

En 1976, il réalise une prouesse que nul autre n'a réalisé avant lui et n'a pu réalisé depuis. Il remporte tout les grands internationaux du meeting d'Hiver, le grand chelem hivernal de Vincennes en quelque sorte, en s'accaparant les Prix de Cornulier, d'Amérique, de France et de Paris. Il acquiert cette dernière victoire en rendant 75 mètres.

Ce véritable monstre de puissance occupe donc une place à part dans le Panthéon du trot français et se permet, lors de l'une de ses dernières prestations, dans le Prix des Géants à l'étranger, de battre son propre record de vitesse (1'13''8).

Il possède l'un des plus beaux palmarès de l'Histoire des courses.

Palmarès:
3 Prix d'Amérique
3 Prix de Cornulier
Prix de France
3 Prix de Paris
3 Prix de l'Atlantique
3 Prix René Ballière
2 Critérium de Vitesse de la Côte d'Azur
Prix de Vincennes
Prix du Président de la République
Prix de Normandie
Prix des Centaures
2 Prix des Elites
Prix de l'Ile-de-France
GP de la Loterie (ITA)
GP Costa Azzurra (ITA)
Premio Lido di Roma (ITA)
GP des Géants (PB)
Elite Rennen (ALL)
Grand Circuit International
# Posté le mardi 17 janvier 2006 03:59
Modifié le samedi 23 février 2008 17:32

Vourasie

Vourasie
Petite soeur de "Son Altesse", elle n'aura jamais remporté de Prix d'Amérique qu'elle aurait tant mérité.

Vourasie était en quelque sorte l'antithèse de son irascible frère, se montrant gentille, patiente et se laisser soigner sans protester ni bouger.

Jument inoubliable, extrêmement populaire et détentrice de nombreuses victoires à Vincennes, cette reine du trot français restera dans la mémoire des amateurs de courses hippiques.

Avec son éternel compagnon Bernard Oger, surnommé "Nanard", "Mémère" restera comme une des stars des années 90, son palmarès plaide en cette faveur.
Elle se révèle dans sa jeunesse en se comportant de belle manière face aux éléments de sa génération en concluant à la quatrième place du Critérium des 4 ans et à la deuxième place du Critérium des 5 ans.
En 1993, elle termine troisième de son premier Prix d'Amérique et prend ainsi rendez-vous pour les années à venir. Hélas, l'année suivante elle échoue derrière Sea Cove et le diable belge, Jos Verbeeck, auteurs cette année-là d'une course d'anthologie et se fait dépasser sur le fil l'année d'après par Ina Scot et Helen Johansson, première femme gagnante du Prix d'Amérique.

Elle demeure, encore au jour d'aujourd'hui, comme la jument française ayant accumulé le plus de gains en courses.

Palmarès:

Prix de France
3 Prix de Paris (record)
2 Prix de l'Atlantique
Prix d'Eté
Prix d'Europe
Prix Marcel Laurent
# Posté le mardi 17 janvier 2006 04:06
Modifié le samedi 08 mars 2008 17:44

Coktail Jet

Coktail Jet
Détenteur de la Triple Couronne des Trotteurs ( Prix d'Amérique, Prix de France, Elitlopp ) en 1996, Coktail Jet est aujourd'hui l'un des meilleurs étalons français, on lui doit les classiques Naglo, Jetsile, In Love WithYou, Island Dream, Jain de Béval, Jam Pridem, Jeanbat du Vivier, Kérido du Donjon, Kiwi, Look de Star, Lucky d'Hilly, Loumana Flor Love You, Magnficient Rodney, Nice Love et le très bon Judoka Royal.

Ce fantastique champion, à la carrière assez courte, possède, en plus d'un record de 1'10, un palmarès hors normes et c'est à l'âge de 5 ans qu'il s'affirme comme l'un des meilleurs trotteurs français en remportant le Prix René Ballière devant Abo Volo, le Prix de Washington devant Bonheur de Tillard et le Critérium des 5 ans présentant cette année-là, un plateau très relevé avec Camino, Capitole, Courlis du Pont, Cygnus d'Odyssée.

Il réalise en 1996, une saison époustouflante. Dans le Prix d'Amérique, nez au vent, son driver Jean-Etienne Dubois décide de la rabattre tête et corde en première position. Or, Coktail Jet est un cheval qui doit impérativement courir caché pour donner toute sa pleine mesure.. Menant le peloton dans la montée, il accélère dans le dernier virage, prend ses aises et résiste au retour d'Abo Volo venant finir près de lui.

Une semaine plus tard, il réalise le prestigieux doublé en remportant la course qui est considérée comme la revanche du Prix d'Amérique, le Prix de France. Un tel doublé n'était plus arrivé depuis Ourasi.

Puis durant le printemps, après avoir remporté le Prix de l'Atlantique, ce Pégase des temps modernes affronte les meilleurs trotteurs européens à Solvalla à l'occasion de l'Elitlopp. Au vu de sa qualification in extrémis pour la finale, peu de personnes se permettent de croire en une chance de victoire du champion de l'écurie Wildenstein. Après un parcours à l'arrière-garde, la course semble alors perdue. Mais Jean-Etienne tente le tout pour le tout et lance son champion à l'extérieur en plein piste. Sa pointe de vitesse exceptionnelle suffit à crucifier le crack Zoogin et le champion Bicycle aux abords du poteau.

Il tente par la suite d'aller défier les flèches américaines dans la Breeder's Crown Trot mais, hélas, vingt-quatre heures avant l'épreuve, il est pris d'une poussée de boutons et de fièvre. Son entourage se décide néanmoins à le faire courir.
Jetant toutes ses forces dans la bataille, Coktail Jet dut se contenter d'une sixième place mais dans l'exceptionnel réduction kilométrique de 1'10"7. Jamais un trotteur français n'avait été aussi vite. Ce fut cependant la course de trop, il ne montrera plus son visage de crack durant le restant de sa carrière.

Emoussé suite à cette grande année, il est très nettement battu l'hiver suivant, lors du Prix d'Amérique, en terminant au septième rang, après un parcours pas idéal à la place du mort aux cotés d'Abo Volo qui prend à cette occasion sa revanche par rapport à l'édition précédente.

Il prend ensuite une retraite méritée.

Palmarès:

Prix d'Amérique
Prix de France
Prix René Ballière
Prix de l'Atlantique
Critérium des 5 ans
Prix de l'Etoile
Elitloppet (SUE)
GP d'Europa (ITA)
2 Prix de Washington
Prix d'Europe
Critérium de Vitesse de Basse-Normandie
Prix Jockey
# Posté le mardi 17 janvier 2006 04:10
Modifié le dimanche 24 février 2008 06:22

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