Drivée et entrainée par Charley Mills, l'un des professionnels qui a révolutionné les méthodes d'entraînement, Gélinotte redonna espoir au trot français, dominé à l'époque par les trotteurs américains.
Premier supercrack de l'après-guerre, elle a effectué l'exploit d'enlever tout les Grands Internationaux d'Hiver (Amerique-France-Paris) deux années de suite ainsi qu'un Grand Chelem Européen. (Amerique-Elitlopp-Loterie).
Elle remporta également deux Elitlopp, sorte de "Prix d'Amerique suèdois", deux GP d'Aby, le GP des Nations, le GP de la Loterie à l'étranger, ainsi que le Critérium des 4 ans, le Critérium Continental, le Prix de Séléction, le Prix de l'Etoile sur notre sol.
A son glorieux palmarès figurre deux Prix d'Amérique, trois Prix de France, trois Prix de Paris (dont une victoire en rendant 75m).
Son premier entraîneur n'a jamais réussi à cerner celle qui allait être l'idole d'une nation hippique.
Distraite et susceptible, son mentor la confia alors à Charley Mills, un personnage atypique, qui révolutionna le monde du trot.
Mills sut comprendre Gélinotte et la trotteuse se mit à s'épanouir. Il la chaussa de fers en aluminium pour l'alléger. La drive de Mills était douce, habile, inspirée, Gélinotte la dégustait du bout du mors, jamais rassasiée.
Et, pour familiariser cette duchesse au vacarme d'un hippodrome qui avait tendance à l'effrayer, il fit installer des enceintes microphoniques sur sa piste qui diffusaient des marches militaires, la préparant ainsi au combat. Gélinotte offrit alors victoire sur victoire à tout son entourage.
Hélas, quand Mills tomba malade et céda sa place au sulky de sa championne, Gélinotte devint irritable, simula des boiteries, son poil se piqua, ses boulets se traînèrent, ses salières se froncèrent; elle perdit l'appétit.
Et, lorsque Mills, en sortant de convalescence, reprit la compétition et choisit de s'installer au sulky de Fortunato II, la reine se traîna à l'arrière des pelotons, déprimée, l'½il fixé sur la casaque de son Mills.
Mais parfois, histoire de lui faire regretter son geste, elle lui volait la victoire.
Toujours est-il qu'il s'associa de nouveau à Gélinotte pour le prix d'Amérique 1955. Favoris, ils terminèrent ensemble deuxièmes derrière Fortunato II. Celui-ci entra alors au haras, et Gélinotte et Mills ne se quittèrent plus.. pour un résultat que l'on sait.
De retour au haras qui la vit naître, sa popularité était telle qu'on donna son nom à un dahlia, puis à une rose, un modèle de couturier, un camembert.
Elle eut même sa chanson: Trotte, trotte, Gélinotte, trotte, trotte sur ces notes...
Elle eut huit rejetons, dont Ura, futur grand-père d'Ourasi.
Elle fut surnommé par les Italiens "Madame Arc-en-ciel", ou encore "La Madone des Sleepings" en raison de ses nombreux déplacements à l'étranger.
Palmarès:
2 Prix d'Amérique
2 Prix de France
3 Prix de Paris (record)
Critérium des 4 ans
Critérium Continental
Prix de l'Etoile
Prix de Sélection
2 Elitloppet (SUE)
2 Gp d'Aby (SUE)
GP des Nations (ITA)
GP de la Loterie (ITA)
1 Grand Circuit Européen
Premier supercrack de l'après-guerre, elle a effectué l'exploit d'enlever tout les Grands Internationaux d'Hiver (Amerique-France-Paris) deux années de suite ainsi qu'un Grand Chelem Européen. (Amerique-Elitlopp-Loterie).
Elle remporta également deux Elitlopp, sorte de "Prix d'Amerique suèdois", deux GP d'Aby, le GP des Nations, le GP de la Loterie à l'étranger, ainsi que le Critérium des 4 ans, le Critérium Continental, le Prix de Séléction, le Prix de l'Etoile sur notre sol.
A son glorieux palmarès figurre deux Prix d'Amérique, trois Prix de France, trois Prix de Paris (dont une victoire en rendant 75m).
Son premier entraîneur n'a jamais réussi à cerner celle qui allait être l'idole d'une nation hippique.
Distraite et susceptible, son mentor la confia alors à Charley Mills, un personnage atypique, qui révolutionna le monde du trot.
Mills sut comprendre Gélinotte et la trotteuse se mit à s'épanouir. Il la chaussa de fers en aluminium pour l'alléger. La drive de Mills était douce, habile, inspirée, Gélinotte la dégustait du bout du mors, jamais rassasiée.
Et, pour familiariser cette duchesse au vacarme d'un hippodrome qui avait tendance à l'effrayer, il fit installer des enceintes microphoniques sur sa piste qui diffusaient des marches militaires, la préparant ainsi au combat. Gélinotte offrit alors victoire sur victoire à tout son entourage.
Hélas, quand Mills tomba malade et céda sa place au sulky de sa championne, Gélinotte devint irritable, simula des boiteries, son poil se piqua, ses boulets se traînèrent, ses salières se froncèrent; elle perdit l'appétit.
Et, lorsque Mills, en sortant de convalescence, reprit la compétition et choisit de s'installer au sulky de Fortunato II, la reine se traîna à l'arrière des pelotons, déprimée, l'½il fixé sur la casaque de son Mills.
Mais parfois, histoire de lui faire regretter son geste, elle lui volait la victoire.
Toujours est-il qu'il s'associa de nouveau à Gélinotte pour le prix d'Amérique 1955. Favoris, ils terminèrent ensemble deuxièmes derrière Fortunato II. Celui-ci entra alors au haras, et Gélinotte et Mills ne se quittèrent plus.. pour un résultat que l'on sait.
De retour au haras qui la vit naître, sa popularité était telle qu'on donna son nom à un dahlia, puis à une rose, un modèle de couturier, un camembert.
Elle eut même sa chanson: Trotte, trotte, Gélinotte, trotte, trotte sur ces notes...
Elle eut huit rejetons, dont Ura, futur grand-père d'Ourasi.
Elle fut surnommé par les Italiens "Madame Arc-en-ciel", ou encore "La Madone des Sleepings" en raison de ses nombreux déplacements à l'étranger.
Palmarès:
2 Prix d'Amérique
2 Prix de France
3 Prix de Paris (record)
Critérium des 4 ans
Critérium Continental
Prix de l'Etoile
Prix de Sélection
2 Elitloppet (SUE)
2 Gp d'Aby (SUE)
GP des Nations (ITA)
GP de la Loterie (ITA)
1 Grand Circuit Européen